En 2025, les tarifs de l’assurance deux-roues ont progressé de 4 à 6 % en France, portés par la hausse des coûts de réparation et une sinistralité qui ne faiblit pas. Dans ce contexte, choisir une couverture adaptée n’est pas une formalité : c’est une décision qui peut avoir des conséquences très concrètes, y compris financières, en cas d’accident.
Une obligation légale, mais pas seulement
L’article L211-1 du Code des assurances impose à tout propriétaire d’un deux-roues motorisé de souscrire au minimum une assurance responsabilité civile, quelle que soit l’utilisation du véhicule. Cette obligation s’applique même à une moto rangée dans un garage et jamais sortie. Passé ce minimum légal, trois niveaux de formules existent : la formule au tiers, qui couvre uniquement les dommages causés à autrui (aux alentours de 353 €/an en moyenne) ; une formule intermédiaire qui ajoute vol, incendie et catastrophes naturelles ; et la formule tous risques, qui prend également en charge les dommages subis par le conducteur, même en cas d’accident responsable, avec une prime moyenne proche de 736 €/an.
Pour un motard qui roule régulièrement ou dont la moto est récente, rester à la formule minimale représente un risque réel. Environ 5 100 motards ont été blessés gravement en France en 2025, un chiffre en légère hausse malgré la baisse du nombre de décès (691 tués, soit 29 de moins qu’en 2024). Les deux-roues ne représentent pas 2 % du trafic mais concentrent plus d’un décès routier sur cinq.
Les garanties souvent sous-estimées
La protection corporelle du conducteur est une option fréquemment ignorée, surtout par les primo-assurés. Elle est pourtant cruciale : en cas d’accident responsable, la RC ne couvre que les tiers, pas le conducteur lui-même. Certains contrats spécialisés proposent des niveaux de garantie élevés sur ce point, avec une couverture invalidité pouvant atteindre 1 200 000 € et une indemnisation décès de 60 000 € avec gilet airbag.
C’est l’une des raisons pour lesquelles faire appel à un spécialiste du secteur peut faire une vraie différence. Une assurance moto conçue spécifiquement pour les deux-roues intégrera plus naturellement ce type de garanties, parfois dès les formules d’entrée de gamme. En mai 2026, APRIL Moto a ainsi revalorisé ses garanties d’assistance, applicable aux contrats existants comme aux nouveaux.
Quelques leviers pour contenir sa prime
Face à des tarifs en hausse, plusieurs ajustements permettent de limiter la facture. Installer un antivol homologué SRA est souvent exigé pour bénéficier de la garantie vol, mais il peut aussi faire baisser la prime. Stationner dans un garage fermé, opter pour une franchise modulable ou regrouper ses contrats chez le même assureur sont d’autres pistes concrètes. Comparer les offres via un courtier spécialisé reste le moyen le plus direct d’identifier la formule la mieux calibrée pour son profil et sa cylindrée.
En 2025, les Français ont changé plus souvent d’assureur qu’auparavant : le taux de résiliation a atteint 14,5 % selon France Assureurs, ce qui traduit une vraie mobilité du marché.

